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Les membres de la DMA se réunissent régulièrement au sein de différentes Task Force (DPO/DPA, IBD, ...). 

Chaque mois, un board meeting est également organisé afin de débattre sur l'état d'avancement des dossiers, de partager les projets, et d'échanger sur l'actualité qui influence ou pourra influencer l'activité des membres.

Fin des échanges de données personnelles entre Europe et USA?

Publié le 19 Janvier 2021

Depuis quelques années, la publicité en ligne n’a pas bonne presse. Non seulement son efficacité a été mise en doute (à tort), mais en outre les responsables politiques ont multiplié les interventions dans ce domaine. Si ces derniers ont incontestablement agi avec la meilleure intention du monde, il n’en demeure pas moins qu’ils ont créé un climat incertain et flou autour de la voie à suivre pour concilier efficacité et respect de la législation.

Ainsi, le 25 mai 2018 restera à jamais gravé dans nos mémoires comme le jour où le RGPD est devenu réalité. Les années qui ont précédé l’entrée en vigueur de ce règlement européen ont vu une situation sans précédent : les entreprises ont tenté à la hâte de saisir les tenants et aboutissants de cette nouvelle législation, ainsi que les conséquences en cas de non-respect.

Aujourd’hui, deux ans après son entrée en vigueur, nous constatons que le « consentement » n’a pas donné lieu aux situations dramatiques redoutées. Les consommateurs acceptent facilement de donner l’autorisation de traiter leurs données.

Toutefois, la publicité en ligne n’a pas encore quitté la zone de danger, car le taux de recours à un adblocker reste élevé. Un autre obstacle a par ailleurs fait son apparition, quoique de façon moins sensationnelle : un arrêt de la Cour européenne de justice met désormais des bâtons dans les roues en matière de transfert des données personnelles de l’Europe vers les États-Unis.

Et ce, alors que pratiquement tous les outils technologiques sont aux mains des Américains. De Google Analytics aux pixels de Facebook Connect, en passant par les adservers (qui assurent la diffusion des publicités en ligne et leur suivi) ou les DMP (plateformes où sont notamment stockées les données des campagnes publicitaires).

On peut donc se demander si nous envisageons le problème sous le bon angle. Savons-nous vraiment d’où viennent les défis que notre secteur doit relever ? Notre rôle en tant que fédération est de démêler cet écheveau et d’apporter des solutions. Telle est également l’ambition du présent livre blanc.

Nous vous souhaitons une lecture inspirante !

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Philippe Degueldre
Président de la DMA

Étude Matrix : le marketing digital se stabilise avec un CA de 933 millions

Publié le 18 Juin 2020

Cette année, la Belgian Association of Marketing (BAM) fête le dixième anniversaire de l’étude Matrix – initiée par IAB Belgium – qui se penche sur les investissements dans les médias digitaux. L’enquête a été réalisée pour la première fois en partenariat avec la Digital Media Association (DMA), qui rassemble les régies Internet, et avec la collaboration de l’UMA. Il s’agit d’un nouvel exemple, parmi tant d’autres, d’initiative prise par la BAM de concert avec différents acteurs du marché. L’association marketing collabore aussi avec plusieurs organisations professionnelles dans le cadre des Belgian Marketing Awards et de son think tank sur Facebook.

41,1 %

« Avec une part de 41,1 % dans les investissements publicitaires en 2019, les médias digitaux font preuve de stabilité », indique Stephanie Radochitzki, Digital Strategy & Performance Director chez IPG Mediabrands et responsable de l’étude au sein de BAM. « Si le temps de la forte croissance est révolu, il n’empêche que ce média reste en tête avec 4 euros sur 10 investis. » Rappelons que cette part s’élevait à 40,2 % en 2018.

Cette stabilité se reflète également dans l’approche « always-on » adoptée par plus de la moitié des annonceurs. D’autre part, un fait frappant est le recul de l’implication des agences (médias). Celles-ci n’interviennent plus que pour 59,6 %, un résultat qui s’explique par la tendance à l’internalisation chez un certain nombre de grands annonceurs.

933,4 millions

Cette dixième édition contient également plusieurs nouveautés dignes d’intérêt. Elle publie notamment un chiffre total net pour l’ensemble du marché digital en Belgique, grâce à la contribution de l’UMA. Celui-ci se monte à 933,4 millions d’euros. « C’est une étape importante », souligne Brenda Liebens, Head of Digital Advertising chez SBS et vice-présidente de la DMA. « Jusqu’à présent, nous n’avions aucune idée de ce que représentait le marché total. Bien que ce chiffre soit en partie basé sur des données déclaratives, il permet de se faire une bonne idée de la situation. »

Autre nouveauté : la répartition par secteur économique. Grâce à la collaboration avec la DMA, un volet téléphonique (CATI) a été ajouté et le nombre de répondants est passé à 724, soit une nette progression par rapport aux 578 de la vague précédente. « Cela permet de communiquer des résultats prudents par secteur, note Stéphanie Radochitzki. Nous savons ainsi que le secteur alimentaire alloue 35 % de ses dépenses médias au digital, alors que les services publics en consacrent 50 %. Les annonceurs peuvent se faire une meilleure idée de la situation dans leur propre secteur. »

Étude de référence

Cette étude Matrix élargie donne envie tant à la BAM qu’à la DMA de poursuivre sur cette lancée. « Nous assurons l’homogénéité et une comparaison au fil des ans, souligne Stephanie Radochitzki. Cette étude vient compléter des études antérieures et ce rôle demeure important. » « La DMA souhaite aussi poursuive cette initiative », indique pour sa part Brenda Liebens. La volonté de faire de Matrix la référence sur le marché est donc désormais une ambition partagée.

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